
Plateaux, pignons et braquets : comment choisir selon son niveau
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On ne va pas se mentir : la première fois qu’on entend parler de “50/34”, de “11-32” ou de “développement”, on a un peu l’impression d’écouter une conversation d’ingénieurs de la NASA. Pourtant, choisir ses braquets, c’est simplement décider de la force que vous allez devoir mettre dans les pédales pour avancer.
Que vous soyez là pour la balade du dimanche ou pour aller chercher un chrono sur une étape de montagne, votre transmission est votre meilleure alliée. On fait le point pour vous aider à y voir plus clair.
Le braquet, c’est quoi au juste ?
Pour faire simple :
- Le plateau, c’est le disque à l’avant (au niveau des pédales). Plus il est grand, plus c’est dur à emmener, mais plus vous allez vite.
- Le pignon, c’est l’un des disques sur la cassette à l’arrière. Ici, c’est l’inverse : plus il est grand, plus c’est facile de pédaler (idéal pour grimper).
- Le braquet, c’est le rapport entre les deux.
1. Vous débutez : misez sur la polyvalence (et la “moulinette”)
Si vous commencez le vélo de route, l’objectif est clair : ne pas se dégoûter dans la première bosse venue. On oublie l’ego et on mise sur la souplesse.
Le standard idéal ? Le Compact (50×34).
Avec un petit plateau de 34 dents à l’avant, vous pourrez passer partout sans vous mettre “dans le rouge” dès que la route s’élève. À l’arrière, n’hésitez pas à monter une cassette avec un grand pignon de 32 ou même 34 dents. On appelle ça “mouliner”, et vos genoux vous remercieront.
2. Cycliste régulier : le compromis du Mid-Compact
Vous roulez une à deux fois par semaine, vous commencez à avoir de bonnes cannes et vous aimez bien piquer quelques sprints entre copains ?
Le Mid-Compact (52×36) est devenu la référence. Le plateau de 52 vous permet de pédaler fort en descente ou sur le plat sans avoir l’impression de pédaler dans le vide. Le plateau de 36 reste assez petit pour affronter de jolis cols, à condition d’avoir un minimum d’entraînement. C’est le montage “tout-terrain” par excellence pour celui qui veut de la vitesse sans sacrifier ses capacités de grimpeur.
3. Compétiteur ou gros rouleur : le “Grand Plateau”
Ici, on parle de ceux qui ont des watts à revendre. Si votre terrain de jeu est principalement plat ou que vous faites des courses, le Standard (53×39) ou les nouveaux montages de pro en 54×40 sont envisageables.
Attention tout de même : emmener un 53/39 en haute montagne demande une puissance sérieuse. Si vous n’avez pas le physique d’un coureur du Tour, vous risquez de finir à l’arrêt dans les pourcentages à deux chiffres.
Le terrain : le facteur X
Votre niveau compte, mais votre géographie aussi.
- Plaine (Bretagne, Nord) : On privilégie une cassette “serrée” (ex: 11-25) pour trouver le rythme parfait.
- Montagne (Alpes, Pyrénées) : On veut de l’amplitude. Une cassette 11-30 ou 11-34 est indispensable, quel que soit votre niveau.
En résumé : comment choisir ?
Ne cherchez pas à imiter les pros si vous ne roulez pas 15 000 km par an. La tendance actuelle, même chez les cyclistes chevronnés, est de revenir à des braquets plus souples.
Le conseil d’ami : Mieux vaut avoir une dent de secours en haut d’un col que de finir en danseuse, complètement asphyxié, parce qu’on a voulu jouer les gros bras avec un plateau trop grand.
Testez, ajustez, et surtout, gardez du plaisir !


