
Barres, gels ou aliments naturels : que choisir en vélo de route ?
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On a tous connu ce moment : les jambes qui brûlent, le compteur qui affiche encore 40 bornes et l’estomac qui commence à crier famine. En vélo de route, la nutrition n’est pas qu’un détail, c’est le carburant qui évite la fameuse « fringale ». Mais entre les rayons marketing des magasins de sport et les conseils des anciens, on s’y perd vite. Alors, faut-il craquer pour la technologie ou revenir à la banane de grand-père ?
Les barres énergétiques : le couteau suisse du cycliste
La barre, c’est la valeur sûre. Elle offre un apport solide qui calme la sensation de faim, ce que les liquides ne font pas. L’avantage, c’est la diversité : des barres de céréales croquantes aux pâtes d’amandes fondantes, il y en a pour tous les goûts.
Mon conseil : gardez-les pour le début et le milieu de sortie. Elles demandent un effort de mastication et de digestion que votre corps accepte mieux quand le rythme est encore gérable.
Les gels : l’arme fatale pour le final
Le gel, c’est du sucre pur, souvent liquide, conçu pour passer directement dans le sang. C’est l’outil idéal quand on attaque un col ou que le groupe accélère et qu’on n’a plus le souffle pour mâcher.
Attention toutefois : l’effet « coup de fouet » est réel, mais la redescente peut être brutale si on n’anticipe pas. Et surtout, n’oubliez pas de boire une bonne gorgée d’eau après chaque prise pour éviter les maux d’estomac.
Le retour au naturel : le « real food »
De plus en plus de cyclistes boudent les produits ultra-transformés. Une banane bien mûre, des dattes, ou même un petit sandwich au jambon/beurre maison font des merveilles. Pourquoi ? Parce que c’est souvent mieux toléré par l’intestin sur les sorties de plus de 4 heures. Le sel contenu dans un aliment solide naturel aide aussi à compenser les pertes liées à la sueur, souvent mieux que les poudres chimiques.
Verdict : comment remplir ses poches ?
Inutile de choisir un seul camp. La stratégie gagnante, c’est le mix. Commencez par du solide et du naturel (banane, barre de céréales) pour maintenir une glycémie stable sans saturer l’estomac. Réservez un ou deux gels dans la “poche à tout prix” pour les moments de dur ou les vingt derniers kilomètres.
L’essentiel reste de tester vos produits à l’entraînement. Rien de pire que de découvrir une intolérance au gel à la fraise en pleine compétition. Et vous, c’est quoi votre snack fétiche pour ne pas piocher ?


