
Vélo de route sous la pluie : conseils pour rouler en toute sécurité
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On ne va pas se mentir : peu de cyclistes sautent de joie en voyant les nuages s’amonceler avant une sortie. Pourtant, rouler sous la pluie a un côté épique, presque méditatif, à condition de ne pas finir au fossé ou trempé jusqu’aux os au bout de trois kilomètres.
Voici comment dompter le bitume mouillé sans transformer votre sortie en calvaire.
1. Préparez votre monture (et vos pneus)
Le premier réflexe ? Dégonfler un peu. Sous la pluie, la gomme durcit et l’adhérence chute. En baissant la pression de 0,5 à 1 bar, vous augmentez la surface de contact avec le sol. C’est votre meilleure assurance contre les glissades en virage.
Si vous roulez souvent par mauvais temps, investissez dans des pneus “4 saisons”. Ils sont plus tendres et plus résistants aux crevaisons, car la pluie fait remonter toutes les saletés et les petits silex sur la chaussée.
2. Anticipez, le maître-mot
Le freinage sur route mouillée, c’est une autre paire de manches, surtout si vous avez encore des freins sur jante. Il faut un temps de séchage avant que les patins ne mordent. Mon conseil : actionnez légèrement les freins de temps en temps pour évacuer l’eau. Avec des freins à disque, vous êtes plus serein, mais attention au blocage de roue.
Et méfiez-vous des « pièges invisibles » : les bandes blanches, les plaques d’égout et les feuilles mortes deviennent de véritables patinoires. Évitez de prendre de l’angle dans les courbes.
3. L’équipement : visez l’étanchéité, mais pas l’étuve
Rien n’est pire que d’avoir froid. Une bonne veste Gore-Tex ou un combo veste thermique imperméable est indispensable. N’oubliez pas les extrémités : des couvre-chaussures en néoprène et des gants étanches changeront radicalement votre expérience.
Le petit truc en plus : Le garde-boue amovible (type Ass Savers). C’est léger, ça coûte trois fois rien, et ça évite d’avoir le dos (et les fesses) trempé par les projections de la roue arrière.
4. La visibilité : être vu pour être en vie
Quand il pleut, la luminosité baisse et les automobilistes voient encore moins bien que d’habitude. Allumez vos feux, même en plein jour. Une petite lampe rouge clignotante à l’arrière est le strict minimum pour votre sécurité.
5. L’après-course : chouchoutez votre vélo
Une fois rentré, avant même de filer sous la douche, passez un coup de jet d’eau rapide sur votre vélo pour enlever le sable et le sel. Séchez votre chaîne et remettez un coup de lubrifiant (spécial conditions humides). Votre transmission vous remerciera lors de la prochaine sortie.
Rouler sous la pluie demande un peu de courage et de technique, mais c’est aussi ce qui forge le mental. Alors, on s’équipe et on y va ?


