
Techniques avancées pour grimper plus vite et économiser son énergie en vélo de route
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Rien n’est plus satisfaisant que de dompter un col mythique sans avoir l’impression d’exploser à mi-chemin. Pour transformer la souffrance en plaisir lors des ascensions, il ne suffit pas d’avoir des jambes d’acier, il faut surtout adopter une stratégie intelligente pour optimiser chaque watt produit. Voici comment franchir les sommets avec plus d’aisance.
Privilégiez la souplesse à la force brute
L’erreur la plus fréquente chez les cyclistes amateurs est de vouloir emmener un braquet trop important. Pour économiser vos réserves de glycogène, apprenez à mouliner. Visez une cadence de pédalage située entre 80 et 90 tours par minute.
En tournant les jambes plus vite avec une résistance moindre, vous sollicitez davantage votre système cardiovasculaire (qui récupère vite) plutôt que votre force musculaire pure (qui s’épuise rapidement). N’ayez pas peur d’utiliser tout votre étagement de cassette dès le pied de la bosse pour trouver ce rythme fluide.
Optimisez votre position : Assis vs Danseuse
La position assise reste la plus économe sur le plan énergétique. Elle stabilise le bassin et permet une meilleure oxygénation des muscles. Restez assis environ 90 % du temps, les mains posées sur le haut du cintre pour ouvrir la cage thoracique et faciliter la respiration.
Quand passer en danseuse ?
Réservez la position en danseuse pour des moments stratégiques :
* Pour relancer dans les virages en épingle.
* Pour franchir une section très raide (plus de 10 %).
* Pour soulager brièvement vos muscles fessiers et vos lombaires.
Attention, se mettre debout augmente votre fréquence cardiaque. Faites-le avec parcimonie et évitez de balancer excessivement le vélo, ce qui gaspille de l’énergie cinétique.
La gestion mentale et le lissage de l’effort
Grimper vite, c’est avant tout ne pas partir trop vite. Si vous vous mettez dans le rouge dès le premier kilomètre, la fin de l’ascension sera un calvaire. Utilisez un capteur de puissance ou un cardiofréquencemètre pour lisser votre effort.
L’objectif est de maintenir une intensité constante, juste en dessous de votre seuil anaérobie. Découpez mentalement la montée en plusieurs segments plutôt que de visualiser le sommet lointain. Concentrez-vous sur votre respiration et gardez une petite réserve pour les 500 derniers mètres, là où la différence se fait vraiment.


