
Groupes Shimano, SRAM ou Campagnolo : lequel choisir en vélo de route ?
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C’est le débat éternel qui anime les sorties club et les forums depuis des décennies. Au moment de monter son prochain vélo ou de craquer pour une nouvelle monture, la question tombe inévitablement : “Je pars sur quoi ? Shimano, SRAM ou Campy ?”
On ne parle pas juste de changer de vitesse. On parle d’ergonomie, de philosophie de passage de rapports et, soyons honnêtes, d’une certaine dose de look. Si vous hésitez entre la précision japonaise, l’innovation américaine ou le panache italien, voici un tour d’horizon sans langue de bois.
Shimano : Le choix de la raison (et de l’efficacité)
Si vous voulez un truc qui marche, tout le temps, partout, sans vous poser de questions, c’est chez Shimano que ça se passe. Le géant japonais domine le marché pour une raison simple : la fiabilité.
- Le feeling : C’est doux. Très doux. Le passage de vitesse sur un Ultegra ou un Dura-Ace Di2 est chirurgical.
- L’ergonomie : Les leviers sont souvent considérés comme les plus confortables pour les mains moyennes à grandes.
- Le gros plus : Vous trouverez des pièces de rechange dans n’importe quel magasin de vélo au fin fond de la Creuse ou des Alpes. Pour le SAV et l’entretien, c’est le rêve.
SRAM : L’innovation sans fil qui bouscule tout
SRAM a réussi un coup de maître avec sa technologie eTap AXS. Exit les câbles, place au 100% sans fil. C’est propre, c’est moderne, et c’est un bonheur à installer.
- La logique de passage : C’est la plus intuitive du marché. Une palette à droite pour descendre les pignons, une palette à gauche pour monter. Appuyez sur les deux pour changer de plateau. Simple, net, efficace, même avec des gants d’hiver.
- L’écosystème : L’application AXS permet de tout paramétrer depuis son smartphone.
- Pourquoi choisir SRAM ? Pour le look épuré de votre cockpit et pour la gestion des braquets (le fameux pignon de 10 dents) qui offre une polyvalence folle en montagne.
Campagnolo : Pour l’amour du beau geste
Choisir Campagnolo, c’est entrer dans une autre dimension. On ne parle plus seulement de mécanique, mais d’émotion. On n’achète pas un groupe Super Record, on investit dans une pièce d’orfèvrerie italienne.
- L’ergonomie “Ultra-Shift” : La forme des cocottes Campy est unique. Pour beaucoup, c’est ce qui se fait de mieux en termes de prise en main naturelle.
- Le caractère : Contrairement à la douceur de Shimano, Campy offre un feeling “mécanique” affirmé. On sent et on entend quand la chaîne se verrouille. C’est sec, c’est nerveux.
- Le bémol : Le prix (souvent plus élevé) et la disponibilité des pièces un peu plus complexe en dehors des enseignes spécialisées.
Le verdict : Comment trancher ?
Alors, on prend quoi ? Tout dépend de votre profil :
- Vous voulez du “zéro souci” et de la revente facile ? Prenez du Shimano (105 Di2 ou Ultegra).
- Vous aimez la tech, le sans-fil et le design épuré ? Foncez chez SRAM (Rival ou Force AXS).
- Vous avez un beau cadre italien et vous voulez un vélo qui a une âme ? Ne cherchez plus, c’est Campagnolo.
Au final, peu importe votre choix, la différence se joue aujourd’hui sur des détails. Le meilleur groupe, c’est surtout celui dont vous préférez l’ergonomie des leviers. Si vous le pouvez, essayez de poser vos mains sur les trois avant de valider votre panier !


