
Vélo de route : comment mieux gérer les montées et les cols
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On ne va pas se mentir : face à une pente à 9 % ou au pied d’un col mythique, on a tous déjà ressenti ce mélange d’excitation et d’appréhension. Grimper à vélo, c’est autant une affaire de jambes que de tête. Alors, comment arrêter de subir le dénivelé et commencer à prendre (enfin) du plaisir quand la route s’élève ? Voici quelques conseils de terrain pour dompter les sommets.
1. Le braquet : votre meilleur allié
L’erreur classique du débutant ? Vouloir emmener trop gros. Si vous finissez vos montées à 40 tours/minute en écrasant les pédales, vous allez exploser en plein vol. Le secret, c’est la cadence. Essayez de maintenir une certaine souplesse (autour de 70-80 tr/min si possible). N’ayez pas honte de sortir le “petit plateau” tôt : il vaut mieux anticiper le changement de vitesse avant que la chaîne ne soit sous tension maximale.
2. La gestion de l’effort : l’art de rester “sous le rouge”
Un col ne se gagne pas dans les 500 premiers mètres. Pour bien gérer une ascension, il faut connaître ses zones de fréquence cardiaque ou de puissance. L’idée est de trouver votre rythme de croisière, celui que vous pouvez tenir 45 minutes sans finir en PLS. Si vous n’arrivez plus à parler, c’est que vous êtes en surrégime. Ralentissez, respirez profondément et reprenez votre souffle.
3. Alterner les positions : assis ou en danseuse ?
Rester assis est plus économique d’un point de vue énergétique, car cela sollicite moins le haut du corps. C’est la position idéale pour les longues ascensions régulières. Cependant, se mettre en danseuse permet de relancer la machine dans les épingles ou de soulager les muscles lombaires. Petit conseil : quand vous vous levez, descendez d’une dent sur votre cassette pour compenser la baisse de cadence et garder de l’inertie.
4. Le mental : décomposer pour mieux régner
Quand le sommet semble inatteignable, la psychologie joue énormément. Ne regardez pas le panneau “sommet à 12 km”. Découpez la montée en petits objectifs : le prochain virage, ce poteau électrique, ou cette fontaine. Une fois en haut, la satisfaction efface toujours la douleur.
En résumé ? Préparez votre matos, gérez votre cardio et surtout, n’oubliez pas de lever le nez du guidon. La vue là-haut est bien trop belle pour être ignorée.


