
Vélo de route d’occasion : comment éviter les mauvaises surprises
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Salut ! On sait tous ce que c’est : on tombe sur une annonce pour un Specialized ou un Canyon à moitié prix sur Leboncoin ou Troc-Vélo, et on a déjà le doigt sur le bouton “envoyer un message”. Acheter un vélo de route d’occasion, c’est le meilleur moyen de rouler sur une machine de pro sans y laisser son PEL.
Mais attention, entre la bonne affaire et le nid à problèmes, la frontière est fine. Voici comment checker un vélo comme un pro pour éviter que votre futur jouet ne finisse au fond du garage après trois sorties.
1. Le cadre : traquez la fissure fatale
C’est le cœur du vélo. Si vous achetez un cadre en carbone, soyez impitoyable. Un éclat de peinture peut cacher une fissure structurelle. Mon conseil ? Passez vos doigts sur les zones critiques (boîtier de pédalier, jonction des tubes, bases arrières). Si vous sentez une irrégularité ou si le carbone sonne “creux” ou “mou” quand vous tapotez avec une pièce de monnaie, fuyez. Un cadre alu avec un gros “pog” (impact) n’est pas forcément mort, mais c’est un excellent levier de négociation.
2. La transmission : l’addition peut vite grimper
Une chaîne usée, ça se change. Une cassette et des plateaux rincés, c’est une autre facture. Regardez bien les dents des pignons : si elles ressemblent à des ailerons de requin (pointues), c’est qu’elles sont mortes. Vérifiez aussi le passage des vitesses. Si ça gratte ou que le dérailleur hésite, c’est soit un réglage de câble, soit un signe de négligence du vendeur. Et la négligence, en mécanique, ça ne pardonne pas.
3. Roues et roulements : le test du “jeu”
Prenez la roue et essayez de la faire bouger latéralement. S’il y a du jeu, les roulements sont fatigués. Faites-les tourner : ça doit être fluide, sans bruit de gravier. Regardez aussi l’état des jantes (surtout pour les freins à patins) : si la surface de freinage est creusée, la roue est en fin de vie.
4. L’essai routier : ne signez pas sans rouler
Un vélo peut être magnifique en photo et insupportable sur la route. Montez dessus. Est-ce qu’il y a des craquements bizarres quand vous dansez sur les pédales ? Est-ce que le freinage est net ? Est-ce que la géométrie vous convient ? Parfois, on veut tellement un modèle précis qu’on ignore que le cadre est trop long pour nous. Ne faites pas cette erreur.
5. Le “feeling” avec le vendeur
Posez des questions simples : Pourquoi vous le vendez ? Quelle est la dernière révision ? Vous avez la facture d’achat ? Un vendeur qui connaît son matos et qui possède les factures d’entretien, c’est 80 % du stress en moins. Si le mec ne sait pas quand il a changé la chaîne pour la dernière fois, méfiez-vous.
En bref : Prenez votre temps. Une bonne affaire qui semble trop belle pour être vraie l’est souvent. Mais avec un peu de jugeote et une inspection minutieuse, vous allez trouver la pépite qui vous emmènera au sommet du prochain col.
Bonne route


